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JEFAC 2011 - Faculté de Médecine Antilles-Guyane / 30èmes JEFAC 2011

Pointe-à-Pitre / Guadeloupe / Antilles / Guyane du 22 avril au 30 avril/1er mai 2011

JEFAC 2011
Journées d’Etudes et de Formation Administrative Continue
de l’AUFEMO

Administration universitaire Francophone
et Européenne en Médecine et Odentologie


Faculté de Médecine Antilles-Guyane


I. Présentation de la Faculté de Médecine Hyacinthe BASTARAUD et évolution de la Médecine au sein de l’Université des Antilles et de la Guyane, par le Doyen Pascal BLANCHET, Marie-Flore MOLLENTHIEL et son équipe (cf annexe 1).

II. Organisation des enseignements en visioconférences et délocalisation des épreuves sur les 3 sites de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane, par Emilienne BORDELAIS.
Sujets portés sur place. Grilles envoyées par Chronopost. Reprographie et diffusion des polycopiés. Enregistrement des cours, diffusion sur chaque site.
Des problèmes techniques variés, des grèves, des fermetures, des blocages d’étudiants, des alertes aux cyclones, des décalages horaires avec Bordeaux, des enseignants réticents à l’idée d’être filmés.
Souci de l’égalité.
3 BU, qui se consultent.

III. Conférence du Doyen Pascal BLANCHET sur le chlordécone aux Antilles (annexe envoyée ultérieurement).
Il s’agit d’un insecticide pour éliminer le charançon du bananier. Or il pollue les sols et les eaux, déclenche le cancer de la prostate deux fois plus qu’ailleurs, alors qu’habituellement en Guadeloupe, la pollution est moindre grâce aux vents et le nombre de cancers est inférieur à la moyenne nationale.

IV. Démographie médicale & odontologique et situation sanitaire aux Antilles ainsi qu’en Guyane, par Vanessa CORNELY (cf annexe 2).
Densité médicale inférieure à la moyenne nationale. Population médicale vieillissante. Région moins dotée en spécialistes libéraux (surtout psychiatres et neuropsychiatres). En conséquence, augmentation du numerus clausus. Retard comblé pour les infirmières.

V. Mise en place de la PACES à Bordeaux, par Véronique CHASSAING (cf annexe 3).
8 concours, comprenant le paramédical, pour lequel on s’inscrit aussi à l’Université et non à l’école hospitalière.
Le tutorat (payant pour l’étudiant à raison de 50 euros l’année) a permis un travail collectif. Le Vice-Doyen est le coordonnateur de la PACES et centralise l’information, notamment sur les réorientations possibles. Accompagnement par la documentation, qui est mise en ligne sur 3 semaines. Mise en place d’un forum.
A l’issue du S1, beaucoup d’étudiants ont une moyenne inférieure à 6/20. Pour l’inscription en S2, les relances sont nécessaires, mais un certain nombre d’étudiants ne se manifestent pas.
Réorientation non obligatoire cette année. Beaucoup d’étudiants sont en grande difficulté. Certaines populations sont accompagnées. La réorientation reste mitigée. Des étudiants n’informent pas systématiquement la faculté de leur choix à l’extérieur. Formalisation d’un semestre passerelle spécial avec Biologie, SHS, Sciences sociales. Accords avec des universités partenaires.
Cette année, réunion de 5 commissions disciplinaires ; exclusions avec sursis ; information par affichage. Rôle important des appariteurs dans les salles pour le maintien de l’ordre.
Dans le cadre de Postbac, Bordeaux reste directif (depuis des années, entrée en Médecine à Bordeaux avec bac S et mention), et la méthode fonctionne.
Problème de la double correction en SHS.

VI. Statistiques sur les inscriptions aux filières, par Gilbert VICENTE (cf annexe 3.1).
- 74% des inscriptions sont en Médecine. Taux de réussite : 23%.
 23% ont choisi Dentaire. Taux de réussite : 11,4%.
 22% ont choisi Pharmacie. Taux de réussite : 32%.
 20% ont choisi Maïeutique. Taux de réussite : 11,2%.
(7% d’absence de réponse, soit environ 3000 étudiants).
- 52 % des étudiants ne choisissent qu’une seule filière (38% Médecine, 7% Pharmacie, 4% Maïeutique, moins de 3% Dentaire).
 22% choisissent 2 filières (9% Médecine-Dentaire, 7% Médecine-Maïeutique, 3,6% Médecine-Pharmacie, 0,7% Dentaire-Pharmacie, 0,4% Pharmacie-Maïeutique, 0,15% Dentaire-Maïeutique).
 6,3% choisissent 3 filières (3% Médecine-Dentaire-Pharmacie, 2,5% Médecine-Dentaire-Maïeutique, 0,6% Médecine-Pharmacie-Maïeutique, 0,10% Dentaire-Médecine-Maïeutique).
 3,7% choisissent les 4 filières.
Cette année, pas autant d’engouement pour la PACES. Pharmacie a néanmoins bénéficié d’une légère augmentation de ses inscriptions
.

VII. Mise en place des réorientations en fin de S1 et de S2, par Gilbert VICENTE.
A l’issue du S1, seules 5 facultés ont anticipé, 3 autres ont opté pour le volontariat.
A l’issue du S2, une petite dizaine de facultés mettent en place cette année les règles de la réorientation
Maintien de non-redoublement immédiat par 4 facultés.
Réorientations potentielles : Biologie, infirmières, etc.
4 facultés appliquent la non-réinscription immédiate.

VIII.Utilisation de l’application Web d’affectation / l’amphi garnison / la commission de triplement, par Hélène HERRADA et Barbara MENGUAL-ALLAIN de Montpellier-Nîmes (cf annexe 3.2).
Cette application Web est finalement choisie par beaucoup de facultés ; elle permet de remplacer l’amphi garnison.
Tout le monde continuera à utiliser la fiche de vœux papier.
Pas de triplement si admission dans une filière puisque le candidat s’y est inscrit.
Le triplement repose toujours sur les critères définis à la base (médicaux, familiaux, …).

IX. Evolution rapide de la Scolarité en Médecine et ses conséquences sur les personnels, par Marcellin GUILLEMIN de Reims (cf annexe 4).
Ce qui est aujourd’hui de plus en plus demandé aux Scolarités de Médecine et de Santé (cf escalade de nouveaux textes difficilement assimilables en si peu de temps) est alarmant, y compris pour les chefs des services administratifs, dont le poste s’est fortement alourdi ces dernières années ; toutes les facultés de Santé le reconnaissent et s’en inquiètent. Moins de convivialité. Réticence des personnels à l’idée de venir travailler dans les facultés de Santé, angoisse des Scolarités à chaque départ. Demandes de mutation en forte augmentation dans plusieurs facultés de Médecine, notamment à Rouen.
Pétition à Clermont-Ferrand envoyée par les cadres administratifs au Président de l’Université (sonnette d’alarme, tous secteurs administratifs confondus), qui prend conscience d’un réel problème.


X. Organisation des épreuves communes de la PACES / UE spécifiques, dans le cadre du PRES (Paris V, Paris VII et Paris XIII-Bobigny), par Maryse TAILLEFER de Paris-Diderot, Marie-Ange BILL de Paris XIII-Nord, et Annick STEPHAN-BERNARD de Paris-Descartes Odontologie (cf annexe 5).
Une organisation réussie pour 6.900 étudiants.

XI. Passerelles d’accès aux études médicales & droit au remords par Nicole DEKOZAK de Nice et Nelly GUIMIER de Paris Descartes.
Présentation de la réglementation et bilan des inscriptions (cf annexes 6, 7 et 8).

XII. Passerelles d’accès aux études odontologiques par Annick STEPHAN-BERNARD de Paris-Descartes Odontologie et Armelle MADEC de Brest Odontologie (annexe envoyée ultérieurement).
Bilan de l’enquête menée.

XIII. La réforme du 3e cycle de spécialisation en Odontologie et les CES d’Odontologie, par Anne RIGAUD de Strasbourg Odontologie (annexe envoyée ultérieurement).

XIV. Se former pour enseigner, par Jacqueline VIRIEUX de l’Inspection académique de Nice
Toute l’histoire jusqu’à nos jours de la formation des enseignants (annexe envoyée ultérieurement).

V. Les DFMS/DFMSA : bilan 2009-10/phase de pré-sélection 2011/orientation pour 2012, par Gilbert VICENTE
Bilan mitigé pour 2009/10. Grande implication du ministère des Affaires étrangères, qui n’a pourtant rien à voir directement avec le recrutement et la gestion des postes, et qui supporte le coût important de l’opération. Le ministère de la Santé ne veut plus directement s’impliquer dans ce secteur, le gros travail se reporte par conséquent sur le ministère de l’Enseignement supérieur, qui a la responsabilité des recrutements d’étudiants en formation, et sur Strasbourg.
Par arrêté ministériel, suppression de l’épreuve des connaissances, mise en place de 7 commissions inter-régionales, avec 77 spécialités (soit 11 par inter-région) ; ce qui ne coûte rien au ministère de la Santé.
On ne fait plus de réelle différence entre les candidats au DFMS et ceux au DFMSA (raisons : postes restés vacants ; des complications dans les inscriptions).
2.500 dossiers déposés dans les ambassades le 15 janvier dernier. 564 rejetés (candidats sans doctorat en Médecine ; des semestres encore à faire dans leur pays d’origine). Pour les autres, une bonne centaine relève de la coopération (19 pays concernés) – candidats en Ile-de-France : 30, à Bordeaux : 24, à Strasbourg : 20, …, soit un total de 13 facultés pour les postes réservés à la coopération. Pour les 2.400 restants : 250 en Gynécologie, 213 en Anesthésie, les autres en Radiologie, Cardiologie, Pédiatrie, etc. 69% sont des DFMS et 31% des DFMSA.
Strasbourg a mobilisé 3 personnes pendant 3 mois pour le dépôt et la recevabilité des dossiers, sans aide supplémentaire. Envoi des dossiers aux commissions inter-régionales ad hoc, puis des résultats aux candidats par Strasbourg. Constitution pour les candidats retenus d’un dossier n°2 (dépôt jusqu’au 31.05). Les candidats doivent justifier d’un niveau de français B2. Ils formulent leurs vœux de facultés (15 maximum) par ordre de préférence. Strasbourg procède ensuite au tri pendant une semaine, à un envoi par faculté. Classement des dossiers selon le degré de réalisabilité. Constitution d’un PV par Strasbourg, puis collecte. Affectation donnée fin juin (croisement rang de classement et vœux ; envois aux étudiants et aux facultés qui les reçoivent) ; presque 100% des postes devraient être pourvus. Conventions avec les facultés avant leur fermeture en juillet, qui précisent les terrains de stage (ils devront être communiqués à l’ARS).
Rapprochements de conjoints pris en compte quand il y a des postes pour les deux.
Pas de possibilité de faire un semestre ailleurs, de transférer son dossier.
Les facultés doivent vérifier que les diplômes sont authentiques.

XVI. La suppression de l’amphi garnison aux ECN : quelles conséquences pour nos facultés ?, par Gilbert VICENTE.
Fin d’un système pour 7.500 candidats français et européens (choix de spécialité/rang et de la région). L’amphi garnison était trop onéreux (location de salles, beaucoup de dépenses y compris pour les étudiants devant se déplacer à Paris). Avis de l’ANEMF pris en compte ; elle veut une réelle deuxième chance, le respect d’un choix présentiel, la diversification des épreuves (un peu de rédactionnel pour départager, un dossier clinique évolutif comme au Canada).
Le choix pour l’étudiant se fera donc courant septembre, malheureusement pour les services des facultés en pleine rentrée, par le biais du logiciel CELINE, soit à domicile, soit dans une salle informatique aménagée dans sa faculté avec au moins 10 postes informatiques ainsi que 2 lignes téléphoniques en liaison directe avec le CNG, des informaticiens de l’UFR à disposition qui seront formés en conséquence ; les candidats occuperont à tour de rôle les postes informatiques à raison de 1 par minute environ.
Ne pourront par la suite passer l’ECN que ceux qui auront tout validé en DCEM4.


XVII. Prise en charge de la personne âgée au Maroc, par Marie-France GUERGUE, membre d’honneur (cf annexe 8.1).
Dans le cadre d’un DU de Gérontologie, M.F. GUERGUE a fait un stage dans un centre de retraite au Maroc.
La France compte 15 millions de retraités, dont 7% sont dans une situation de dépendance (ils seront 1,5M en 2040). Etre en maison de retraite représente un coût énorme, d’où l’appel aux aides de l’Etat, des familles, les hypothèques et autres prises sur les biens personnels. Le maintien à domicile est à privilégier, mais il exige aussi un coût important.
Le problème de la démence est plus grave encore que la dépendance physique ; l’accompagnant souffre, s’épuise, il a besoin lui aussi d’une aide.
Beaucoup de retraités français partent au Maroc en raison du climat et d’un coût abordable. En cas d’accident, il est possible de rester sur place ou de procéder à un retour en France. Malheureusement, il n’existe qu’une seule maison de retraite marocaine avec un service réel pour la personne ; elle ne compte que 43 résidents, dont 80% sont totalement dépendants. MF. GUERGUE propose un projet pour ce centre destiné aux Français comme aux Marocains, avec des accueils de jour, des courts séjours. Les autorités marocaines sont très à l’écoute. La gériatrie est nouvelle au Maroc, qui projette de développer la formation des infirmières.


XVIII. Quoi de neuf en Tunisie ? La place de l’Université dans la révolution des jeunes, par Salem MAHJOUB, membre d’honneur, et Mohamed Hedi YAHIA de Sfax
Les facultés de Médecine sont elles-mêmes rentrées dans une phase de contestation (cf annexes 9 et 10).

XIX. L’Activité Privée Complémentaire en Tunisie, par Salem MAHJOUB, membre d’honneur (cf annexe 11).

XX. Informations diverses.
- Peu de candidats au CESP à l’UAG (manque de lisibilité) ; 1 seul retenu. Total des candidats retenus en France : 200, alors qu’on en attendait le double. Réunion sur la question au ministère le 9 mai prochain.
- Orientation active et PACES : la plupart des lycéens ne suivent pas les conseils prodigués. Beaucoup ont préféré attendre 1 an avant de s’engager dans la nouvelle PACES, considérée comme une année de transition.
- Problème du financier pour les IFSI : les Régions ont finalement avoué ne pas avoir eu le financement suffisant. Voir ultérieurement si les IFSI seront intégrés dans l’Université.
- La Médecine et le LMD :
Le L n’existe pas en Médecine, Odontologie et Pharmacie puisque le L1 est une PACES et qu’à l’issue de la « 1ère partie des études » (c’est le terme officiel, car on ne parle plus de 1er cycle ni de Licence), le diplôme délivré aux étudiants sera un « DFGSM » et non pas une Licence. Ce DFGSM aura le « niveau Licence ».
A l’issue de la « 2ème partie des études » (ex-2ème cycle), le diplôme délivré aura le grade Master (mais ne sera pas un Master). Moyennant cette sémantique importante, notre Master a une durée de 6 années, le programme est national, défini par la Commission Pédagogique Nationale, et nous ne sommes pas totalement assujettis aux règles générales du LMD. Mais cela dépendra beaucoup des rapports composantes/université.
L’arrêté du 22 mars 2011 relatif au DFGMS abroge l’arrêté du 18 mars 1992 et avec lui l’article 22 qui nous permettait de limiter à 5 le nombre d’inscriptions annuelles pour valider le P2-D1 , sans pouvoir aller au-delà d’un triplement de l’une ou l’autre des deux années. Qu’en sera t-il désormais des contraintes imposées aux étudiants en Médecine ? Peut-on (doit-on) se référer aux textes "standard" du LMD qui prévoient 5 inscriptions maximum pour le L (soit 5 pour PAES, L2, L3 santé) ou bien la PAES n’est pas comptabilisée dans ce cadre et on retomberait alors sur notre compte (L2-L3 en 5 inscriptions) ?

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